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Doi:10.1016/j.emctp.2005.07.00

EMC-Toxicologie Pathologie 2 (2005) 178–184 Syndrome de stress post-traumatique :
clinique et thérapie

Post-traumatic stress disorders:
clinical and therapeutic aspects

D. Cremniter (Praticien hospitalier,
coordonnateur de l’inter-région Paris-Île-de-France) *,
A. Laurent (Psychologue)

Samu de Paris, cellule d’urgence médicopsychologique, hôpital Necker, 149–161, rue de Sèvres,75743 Paris cedex 15, France MOTS CLÉS
Résumé Le syndrome de stress post-traumatique connaît, à l’heure actuelle, un intérêt
croissant compte tenu du développement de la prise en charge des victimes de catastro- phes, accidents collectifs, prises d’otages ou accidents à fort retentissement psychologi- que dans le cadre des cellules d’urgence médicopsychologiques. À la différence des auteurs anglo-saxons, le tableau clinique pour les spécialistes francophones s’articule principalement autour du trauma de façon préférentielle par rapport au stress. Il se caractérise par le syndrome de répétition ou de reviviscence, spécifique de cette pathologie, associé à des manifestations de retrait et des symptômes non spécifiquescomme les troubles psychosomatiques ou les troubles de la personnalité. L’interventionthérapeutique s’effectue dans le cadre du système mis en place par les cellules d’urgencemédicopsychologiques grâce aux soins immédiats effectués sur place, au contact del’événement et, de façon plus approfondie, au moyen de l’intervention postimmédiate.
Cette intervention psychothérapique précoce comprend notamment la mise en place dudébriefing psychologique. Quant aux situations individuelles, elles bénéficient du cadreapproprié de la consultation de psychotraumatisme, notamment pour les victimesd’agression et de violence.
2005 Elsevier SAS. Tous droits réservés.
Abstract Growing attention is actually paid to post traumatic stress disorders, in relation
KEYWORDS
with the development of emergency traumatic centers where victims of disasters or collective accidents, hostages, or victims of events with high psychological consequences may benefit from adapted therapeutic management. French specialists consider the trauma rather than the related stress as the clinical reference. It is essentially characte- rized by the intrusive syndrome which is specific of such disorders, associated with non specific symptoms such as psychosomatic or personality disorders. The therapeutic intervention is carried out within the organization implemented by the emergencytraumatic centers, consisting of immediate interventions in or near the place where theevent occurred, and later of a more appropriate psychotherapeutic post-immediate Adresse e-mail : didier.cremniter@hmn-ap-hop-paris.fr (D. Cremniter).
1762-5858/$ - see front matter 2005 Elsevier SAS. Tous droits réservés.
doi: 10.1016/j.emctp.2005.07.001 Syndrome de stress post-traumatique : clinique et thérapie intervention. Individual victims of aggressions and violence may take opportunity ofpsychotraumatic consultations.
2005 Elsevier SAS. Tous droits réservés.
Généralités
est éphémère et sans Quant au trauma,c’est une réaction psychologique provoquant des manifestations cliniques caractéristiques du syn- traumatique se réfère à une entité du Diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM) véritable blessure de l’appareil psychique à l’ori- reprenant la clinique de la névrose traumatique gine du développement de la pathologie. Lorsqu’il y que nous caractérisons actuellement en France par a trauma, c’est l’image réelle de la mort qui vient le syndrome psychotraumatique. Cette entité a faire effraction dans le psychisme et s’y incruster, tel « un corps étranger interne Les implications Devant le nombre important de pathologies psycho- qui en résultent sur le plan thérapeutique sont traumatiques lourdes chez les vétérans du Vietnam importantes et le thérapeute agit dans le déroule- (environ 70 000 sujets touchés sur trois millions de ment de la cure et dans ses interventions thérapeu- combattants) la psychiatrie américaine se mobilise tiques de manière à faire en sorte que cette bles- et organise un système de prise en charge (les sure, ce corps étranger, trouve une forme de l’Association américaine de psychiatrie individua- La clinique des syndromes psychotraumatiques lise le « post-traumatic stress discorder » traduit est spécifique et il faut tout d’abord souligner que par syndrome de stress post-traumatique dans sa 3e les manifestations psychotraumatiques ne vont édition du DSM alors qu’auparavant il n’était nulle- éclore qu’au terme d’un temps de latence, variable selon les individus. Le syndrome psychotraumati- les catastrophes naturelles et accidentelles, en re- que se caractérise par le syndrome pathognomoni- crudescence depuis les années 1960, puis l’appari- que de répétition, des symptômes non spécifiques tion, dans les pays occidentaux, des phénomènes et il comporte également une réorganisation de la de terrorisme ont conduit les auteurs anglo-saxons à créer une organisation de prise en charge desvictimes d’événements traumatiques. En France, Syndrome de répétition
c’est en 1995, lors de la vague d’attentats islamis-tes, que le système des cellules d’urgence médi- Le syndrome de répétition se traduit par la revivis- copsychologique se met en place ; il est à cence de l’expérience traumatique vécue lors de l’origine d’une redécouverte de l’intérêt pour la l’événement. C’est le noyau spécifique de cette clinique du traumatisme psychique tandis que la clinique qui réalise, de la façon la plus directe, une thérapeutique a suscité de nouveaux travaux et de forme de retour dans le réel des manifestations qui se sont déroulées lors de l’événement. Cette répé-tition se produit selon un vécu particulièrementéprouvant en termes d’anxiété, d’angoisse psychi- Clinique du syndrome
que et somatique. Le syndrome de répétition se psychotraumatique
déclenche selon un très large éventail de possibili-tés cliniques qui vont de l’expression relativement Tout d’abord, il nous semble intéressant de souli- rare dont le retentissement est minime à la surve- gner les problèmes posés par l’appellation de syn- nue fréquente de manifestations itératives, entraî- nant des conséquences majeures au niveau de la vie parle de stress post-traumatique, on laisse enten- sociofamiliale ou professionnelle. Ces manifesta- dre que le stress est postérieur au trauma et que la tions cliniques surviennent soit spontanément, soit symptomatologie est consécutive à la réactivation en réponse à un stimulus en lien avec la situation du stress. Cependant pour les auteurs français, il traumatique, comme être à proximité du lieu ou existe une distinction radicale entre stress et des circonstances de l’événement, être confronté à En effet, le stress est une réaction physio- la médiatisation de l’événement ou rencontrer logique, neurologique et hormonale déclenchée à quelqu’un qui rappelle l’un des protagonistes de partir du moment où l’individu est exposé à un l’événement. C’est le cas par exemple d’un enfant événement potentiellement traumatique, le stress victime d’une prise d’otages et qui plus tard mani- feste des symptômes de reviviscence à l’approche données spatiotemporelles de l’événement que s’or- d’un policier dans la rue parce qu’il lui rappelle les ganise la phobie : il s’agit d’éviter tous les chemins qui se rapprochent du lieu de l’événement ou qui Venons-en à la nature des manifestations obser- rappellent sa survenue. Ces comportements phobi- vées lors du syndrome de répétition ou de revivis- ques peuvent être limités à la situation vécue ou se cence. L’événement va réapparaître sous différentes traduire par un envahissement beaucoup plus géné- formes. Le plus souvent, il s’agit d’hallucinations ralisé. Tel ce caissier d’un établissement bancaire visuelles qui reproduisent une partie ou l’ensemble qui a subi un braquage et qui ne pourra reprendre ses de la scène. Parfois, les hallucinations sont auditi- activités qu’à la condition de se trouver à l’écart du ves, la répétition traumatique porte alors sur le bruit poste dans lequel il a subi l’agression. On peut citer perçu lors du moment traumatique. Elles peuvent également le cas de cette jeune femme coincée dans être cénesthésiques en réponse à une perception un ascenseur tandis qu’un incendie se déclarait corporelle (comme cette patiente ressentant le ca- autour d’elle. Après avoir été sauvée in extremis, non de l’arme appliquée sur son flanc durant une elle développa une multitude de comportements prise d’otages). On observe également la revivis- phobiques : au début, elle ne pouvait dormir dans un cence par illusion ; elle est différente de l’hallucina- immeuble, à un étage situé au-dessus du premier, tion en ce sens que le patient superpose l’image puis, dans une phase ultérieure, ses craintes se géné- provenant du trauma sur une perception effective.
ralisèrent à tout un ensemble de situations (comme Indépendamment des perceptions, le retour sur prendre l’autobus, la voiture) pourtant dénuées de l’événement peut s’effectuer dans le registre de la danger, mais qui étaient désormais considérées pensée au moyen de ruminations portant sur le comme une menace directe d’accident pouvant sur- trauma. Dans d’autres cas, il s’agit d’un « vécu comme si » l’événement allait se reproduire. Signa- À ce propos, on peut discuter la question de lons par ailleurs les manifestations au cours desquel- savoir si cette symptomatologie relève d’une orga- les c’est le corps qui est concerné par la répétition nisation phobique créée de novo comme s’il s’agis- comme on pouvait l’observer dans les tableaux his- sait d’une structure névrotique qui préexistait ou toriques de ces soldats figés dans une contracture s’il s’agit d’une production traduisant de façon qui les immobilisait sur l’instant du trauma ou encore directe l’effet de la blessure traumatique et donc lors de ces fugues ou mouvements itératifs qui repro- une forme de réponse au trauma. Pour le diagnostic duisaient au niveau de l’agir la réponse à la situation différentiel, il faut souligner l’importance du lien avec l’événement dans la survenue du syndrome, Rappelons cependant que dans la pratique, ce car il marque la différence avec une phobie qui se sont en priorité les images en flash ou les halluci- développe habituellement indépendamment d’une nations, ainsi que les cauchemars qui illustrent le causalité aussi immédiate et accessible.
plus souvent cette répétition autour de l’événe- Parmi les autres symptômes non spécifiques de la pathologie traumatique, les manifestations psycho-somatiques ont une grande fréquence. Elles tou- Symptômes non spécifiques
chent différentes parties du corps. Elles peuventêtre dermatologiques, cardiovasculaires, digestives Parmi les symptômes non spécifiques, on observe des ou se traduire parfois par des maladies auto- manifestations d’asthénie, physique, psychique et immunes, voire un cancer. Ces manifestations sont sexuelle, de l’anxiété. Des manifestations névroti- négligées dans le DSM alors que des populations ques viennent se greffer sur le syndrome de répéti- entières, après un événement traumatique, peu- tion, qui peuvent intéresser l’ensemble du registre vent développer une pathologie dans ce registre névrotique avec des manifestations hystériformes allant jusqu’à la survenue de conversions somati- Nous citerons également les manifestations dé- ques. D’autres manifestations font appel au registre pressives qui résultent du Si ce registre obsessionnel lorsque l’idéation est colonisée par un dépressif est fréquemment observé comme secon- retour prenant les aspects de l’obsession, mais nous daire au restant de la pathologie, il peut se traduire insisterons surtout sur les manifestations phobiques fréquemment par le sentiment d’être comme aban- qui accompagnent très fréquemment la pathologie donné par « la communauté des hommes » dans une psychotraumatique. En effet, ces manifestations, sensation de « désêtre » fondamental. La sympto- désignées dans la classification américaine par le matologie dépressive vient souvent renforcer le qualificatif de retrait, expliquent une part essen- sentiment de culpabilité si fréquemment observé tielle du vécu du traumatisé dans le quotidien de son chez ces patients. Le risque suicidaire n’est pas existence. C’est généralement par rapport aux coor- exclu chez le patient traumatisé comme cela fut Syndrome de stress post-traumatique : clinique et thérapie observé chez les vétérans du Vietnam. Ce risque resse totalement de sa carrière commerciale et n’apparaît pas lors des phases d’installation de la financière et s’investit désormais dans tout ce qui névrose mais plutôt comme conséquence du vécu de près ou de loin concerne l’action l’humanitaire.
de l’état névrotique ou lors d’un moment qui tra- Cela montre à quel point ces modifications peuvent duit chez le patient l’inscription de son désarroi à toucher en profondeur ce qui auparavant façonnait un niveau symbolique, favorisant un effondrement de son narcissisme. On peut, à titre d’exemple, Pour clore ce registre, il est important de noter citer le cas d’un otage qui, étant parvenu à écrire le que les symptômes psychotraumatiques s’expri- récit de sa détention, se suicidera au moment de la ment de façon extrêmement variable. Les tableaux cliniques peuvent être relativement riches et com- De nombreux traumatisés présentent également des troubles de la conduite. Nous citerons en parti- Même si ces dernières sont rares en clinique, du fait culier l’installation de l’alcoolisme ou de la toxico- de leurs répercussions relativement mineures dans manie, comme mode de fixation de l’angoisse, soit la vie du patient, ces modifications n’en demeurent lors du syndrome de répétition, soit lors de l’instal- pas moins spécifiques du registre psychotraumati- lation des manifestations phobiques. On peut men- que. Ainsi, tel patient au décours d’un accident de tionner dans ce registre des troubles liées à une la circulation s’est trouvé saisi par l’effroi si carac- perturbation de la fonction orale comme la bouli- téristique de cette pathologie. Il ne développera ni mie, l’anorexie, les vomissements qui illustrent une cauchemars, ni syndrome de répétition. Toutefois forme de fixation à un registre de l’ordre du dé- ne doit-on pas pour autant exclure le diagnostic de goût, parfois comparable à celui observé lors des syndrome psychotraumatique alors qu’il ressent, manifestations initiales de stress éventuellement dans les jours et semaines qui vont suivre, un profond vécu d’abandon et n’éprouve plus aucundésir. Il évoquera à propos de l’accident qu’il est Personnalité pathologique
survenu à la date anniversaire d’une rupture affec-tive qui jusqu’alors ne l’avait pas touché de cette Les modifications de la personnalité peuvent être observées au décours du syndrome psychotrauma-tique. Il s’agit d’un ensemble de manifestations quitraduisent cet effondrement progressif des sup- Objectifs des soins
ports qui habituellement permettent au sujet médicopsychologiques immédiats
d’éprouver cette sérénité qui le protège dans lemonde. En cas de traumatisme, l’environnementdevient menaçant, dépourvu de sécurité, source Aspects préventifs
d’une inquiétude nouvelle où tout peut arriver.
Alexander décrivait les trois registres de blocage L’intervention thérapeutique se situe dans un pre- des fonctions de filtration, de présence et d’amour, mier temps comme une action préventive. En effet, formulation reprise par L’altération de les soins délivrés par les CUMP qui interviennent en la fonction de filtration désigne l’impossibilité, immédiat lors des catastrophes ne s’adressent pas à pour le patient, de distinguer les signaux habituels des sujets repérés en tant que patients exprimant de ceux qui sont sources de danger, si bien qu’il ne une demande dans un cadre de soin préétabli mais peut plus faire la part entre ce qui est menaçant et avant tout à des impliqués qui ont été exposés à ce qui ne l’est pas, d’où un sursaut permanent au l’événement et qui sont susceptibles de développer moindre signal. L’altération de la fonction de pré- sence désigne le désinvestissement de toutes les Il faut avoir conscience que certaines victimes activités habituelles du patient. Le blocage de la peuvent se sentir relativement indemnes de toutes fonction d’amour se traduit par le retrait de la vie réactions psychologiques ou psychopathologiques affective ou amoureuse du traumatisé, son incapa- alors que quelques semaines plus tard, il n’en sera cité à aimer, à s’intéresser sur le plan affectif à pas de même. La résurgence de manifestations pathologiques comme le syndrome de répétition, Plus généralement, ces modifications de la per- ou des manifestations moins spécifiques comme un sonnalité peuvent prendre de nombreuses formes syndrome névrotique, dépressif ou simplement des et traduisent un remaniement des identifications.
troubles du sommeil peuvent annoncer l’émer- Telle cette patiente qui, depuis qu’elle s’est trou- gence d’un syndrome psychotraumatique et justi- vée hospitalisée en réanimation à la suite d’un fient la mise en route de thérapeutiques spécifi- l’incendie où elle a failli succomber, se désinté- Désamorcer l’angoisse et le stress
médiate, c’est-à-dire dans les jours qui suiventl’événement, depuis le lendemain jusqu’à 7 à L’intervention thérapeutique en immédiat vise à 10 jours plus tard. C’est lors de cette phase que les désamorcer l’angoisse et le stress, cela au moyen soins seront les plus opérants. C’est le temps mini- d’une présence, d’une attention soutenue, de pa- mum pour que les éléments psychopathologiques roles visant à resituer le sujet dans une commu- puissent s’organiser et donner l’espoir d’un maté- nauté d’êtres humains. Il s’agit de permettre à la riel psychique transmissible au thérapeute.
victime de reprendre pied avec une certaine forme Sur le plan thérapeutique, la phase postimmé- de réalité, de l’aider à se soustraire du vécu de diate se caractérise par la réduction des symptômes perte d’identité, de projection dans un univers de stress ou par des signes parfois minimes qui annoncent l’installation de la névrose traumatique, Ces traitements sont essentiels à mettre en place en particulier par le travail de rumination torpide.
car ils vont limiter le risque de déclenchement Cette phase est également essentielle, puisque d’une névrose traumatique à court ou moyen c’est à ce moment privilégié qu’il s’agit de tenter pour le patient d’accéder à une mise en forme par La place de la chimiothérapie est à discuter au la parole de son vécu traumatique afin de s’en cas par cas. En cas de pathologie confusodélirante ou lors du déclenchement d’un état psychotiqueaigu comme un accès maniaque ou une boufféedélirante, le recours aux neuroleptiques per os ou Débriefing psychologique
par voie injectable peut être indispensable. Laprise en charge peut aller jusqu’à l’hospitalisation Décrire avec précision les modalités pratiques de en milieu psychiatrique avec un recours si néces- déroulement d’un débriefing c’est prendre le ris- saire à une mesure de placement (hospitalisation à que d’une certaine rigidité, voire d’un enferme- la demande d’un tiers [HDT] plutôt qu’hospitalisa- ment. Cependant, il paraît possible, certes en mo- dulant ces notions à la nature de l’événement, de Mais le plus souvent, il s’agit de manifestations définir certaines constances : le nombre et la qua- anxiodépressives entrant dans le cadre des réac- lité des participants, la durée de la séance, les tions immédiates de stress avec un bouleversement modalités pratiques de son déroulement, le mo- émotionnel qui, s’il s’accompagne d’une souf- ment de réalisation de l’intervention par rapport à france importante, peut justifier la mise en route la survenue de l’événement, le nombre d’interve- d’un traitement symptomatique anxiolytique avec nants qui dirigeront le débriefing. En ce qui soit benzodiazépines soit hydroxyzine (Atarax®).
concerne le nombre de sujets et leur qualité, il doit Cette prescription doit s’effectuer en accord avec se situer entre 5 et 12 personnes maximum et leurregroupement s’effectue par rapport à leur degré le patient de manière à ne pas accentuer le choc d’implication dans l’événement. En effet, l’inter- émotionnel. Quant à la prescription d’antidépres- vention vise à offrir un premier soin spécifique seurs, elle est moins habituelle au cours de la phase dirigé, en premier lieu, vers ceux qui ont été les immédiate étant donné le caractère évolutif et plus exposés au traumatisme. Les impliqués ayant fluctuant de la symptomatologie. Elle est néan- vécu l’événement plus à distance peuvent égale- moins indiquée lorsque des manifestations d’auto- ment être concernés par l’intervention médicopsy- dévalorisation, un sentiment de déchéance domi- chologique à un titre peut-être moins caractérisé nent le tableau clinique. Cette approche favorise le que le débriefing tel que nous le définissons, il travail psychothérapique, la reprise du lien social s’agit par exemple d’une réunion d’information ou et le réinvestissement relationnel. En outre, la famille des antidépresseurs évite tout risque d’ac- coutumance comme ce pourrait être le cas avec les séance de débriefing peut se résumer de la façon suivante. Il s’agit d’informer les victimes sur lesrisques de manifestations psychologiques ou psy-chiatriques au décours de l’événement, de leur Passage des soins immédiats aux soins
offrir une aide à laquelle elles pourront faire appel, postimmédiats
le cas échéant. Il s’agit surtout de leur permettre,selon la conception élaborée par Crocq, de verbali- L’un des objectifs prioritaires des soins immédiats ser l’événement selon une procédure se rappro- délivrés par les CUMP consiste également à prépa- rer la mise en place des soins pour la phase postim- dépistage des sujets particulièrement à risque Syndrome de stress post-traumatique : clinique et thérapie constitue un volet toujours essentiel, avec le re- de la plainte, du sens selon lequel s’oriente le cours si besoin à une prise en charge chimiothéra- discours des patients ne peut être repris, compris et interprété que par un thérapeute expérimenté qui seul saura comment orienter le travail psycho- en proposant un éclairage nouveau sur la mise en thérapique. La connaissance des mécanismes psy- pratique des modalités du débriefing à la française.
chiques, du rapport à la mort pour chaque victime, Pour l’auteur, lors d’un débriefing, chacun doit de l’accessibilité pour chacune à la symbolisation à pouvoir « raconter ce qu’il a vécu, exprimer ses partir d’un vécu encore envahi par le réel de cette émotions du moment, verbaliser ce qu’il a ima- confrontation au trauma nécessite un ensemble de repérages qui ne peuvent être improvisés, et en- Le terme en soi de débriefing prête à confusion core moins soumis à un entretien prévu à l’avance car il se réfère à la technique mise au point par qui ne prend pas en compte la subjectivité du Mitchell à l’intention des sauveteurs exposés à des Ces éléments nous semblent fondamentaux pour cédure obéit à une formalisation qui n’est pas permettre une efficacité thérapeutique. À titre adaptée à la procédure telle que nous l’avons pra- d’exemple, nous pouvons témoigner d’une inter- tiquée en France et dans les pays francophones. En vention postimmédiate de la CUMP auprès d’un particulier, une première différence se situe dans groupe d’adolescentes manifestant des troubles de la préparation et l’instauration de la séance. Il reviviscence suite à l’accident tragique d’une de s’agit d’engager cette thérapeutique selon un cli- leurs camarades de classe qui s’était fait écraser mat de confiance et d’accord entre le thérapeute par un véhicule à la sortie des cours. Lors du débrie- et le patient. Si celui-ci envisage quelque chose qui fing, on assista à la verbalisation d’une représenta- lui semble prioritaire ou qui doit passer avant la tion de la victime telle qu’elle était perçue dans la participation à la séance proposée, il n’est pas classe. Les mots utilisés étaient en rapport avec le acceptable de lui imposer cette thérapeutique. Par trauma puisqu’ils se traduisaient par une dialecti- exemple nous pouvons comparer deux interven- que selon laquelle la victime était « écrasée », non tions, l’une américaine et l’autre française, pas par un véhicule mais par une certaine forme de concernant une prise d’otages dans un avion. L’ac- masochisme vis-à-vis de ses camarades de classe.
tion proposée par un auteur américain (Sokol) dans C’est selon cette modalité que le trauma a donc pu ce cadre d’une prise d’otage au Liban d’un avion de trouver une issue du côté d’une interprétation pro- la TWA, consistait à hospitaliser durant 24 heures, duite par le groupe d’enfants lui-même. On a pu dans une base militaire américaine, tous les impli- observer, plusieurs mois plus tard, à quel point la qués au décours de leur libération. En France, dans situation psychologique paraissait apaisée dans ce le cas de la prise d’otages de l’Airbus d’Alger en lycée qui, auparavant, faisait l’objet de perturba- décembre 1994, les soins psychologiques pratiqués au décours immédiat de la libération des otages Dans un autre cas, chez de jeunes enfants âgés n’ont pas retardé les retrouvailles de ces derniers de 10 ans ayant été exposés de leur fenêtre au avec leurs familles. Le fait de retarder le souhait cadavre d’un homme qui venait de se précipiter des otages sous prétexte de réaliser un débriefing d’une tour (les enfants se trouvaient à Paris avec dans les conditions prévues à l’avance nous sem- leurs instituteurs pour visiter la capitale), l’effrac- blait contraire aux principes éthiques élémentaires tion traumatique devait se traduire par une terreur et, dans un cas comme celui d’une prise d’otages, vis-à-vis du sens du passage à l’acte suicidaire.
présentait le risque de faire subir aux impliqués le Après avoir exprimé ce rapport au réel de la mort à vécu d’une seconde séquestration.
travers ce qui pouvait se transmettre de leurs des- Une seconde considération nous distingue du dé- criptions, ils finirent par s’orienter lors d’un travail briefing tel qu’il a été instauré par Mitchell, il s’agit en petits groupes sur des lignes de force qui distin- de la compétence et de l’expérience du théra- guaient garçons et filles. Celles-ci devaient dé- peute. Dans notre conception, la pratique d’une tailler leur rapport au suicide, qui était, pour cer- telle thérapeutique de groupe ne peut se mettre en place en se conformant à l’application d’une sorte l’occasion de déverser cette tentation qui, pour de check-list prévue à l’avance. Il s’agit en fait de l’une d’entre elles, revenait fréquemment dans son confier la réalisation du débriefing à un thérapeute existence. Pour les garçons, il s’agissait de fantas- à la fois expérimenté sur le plan psychopathologi- mes touchant plus particulièrement à la mort acci- que mais également habitué et formé aux questions dentelle qui aurait pu survenir chez l’un des pa- relevant du psychotraumatisme. En effet, le repé- rents, généralement le père et en particulier lors rage des mouvements psychologiques, de l’énoncé d’un accident de voiture survenu chez plusieurs d’entre eux avant leur naissance. Ce fantasme était Crocq L. Panorama des séquelles des traumatismes psychi- donc comme ce qui aurait pu empêcher leur exis- ques. Névroses traumatiques, états de stress post- tence. Toujours est-il que ce travail thérapeutique traumatiques et autres séquelles. Psychol Med 1992;24:
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Cum esset desponsata mater eius Maria Ioseph, antequam convenirent inventa est in utero habens de Spiritū Sanctō. antequam convenirent .why a subjunctive 19 Ioseph autem vir eius, cum esset iustus et nollet eam traducere, voluit occulte dimittere eam. 20 Haec autem eō esset.nollet : what kind of subjunctive clause? cogitante, ecce angelus Domini in somnis apparuit ei dicens: "Iosep

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